{"id":181,"date":"2019-06-22T04:01:00","date_gmt":"2019-06-22T02:01:00","guid":{"rendered":"http:\/\/mateo.mavromatis.org\/?p=181"},"modified":"2021-11-21T16:58:46","modified_gmt":"2021-11-21T15:58:46","slug":"oedipe-par-bob-wilson-souvenir-pour-que-ce-spectacle-encore-resonne-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mateo.mavromatis.org\/index.php\/2019\/06\/22\/oedipe-par-bob-wilson-souvenir-pour-que-ce-spectacle-encore-resonne-critique\/","title":{"rendered":"Oedipe par Bob Wilson, souvenir pour que ce spectacle encore r\u00e9sonne #Critique"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2279-1024x1024-1.jpeg\" alt=\"\" \/><\/p>\n\n<p>Ce samedi 22 juin 2019, les com\u00e9diens de Robert Wilson donnaient l\u2019une des deux repr\u00e9sentations de leur Oedipe, bas\u00e9e sur la trag\u00e9die de Sophocles, au Th\u00e9\u00e2tre Antique D\u2019\u00c9pidaure. Ce samedi rassemblait donc assez de bonne raison pour descendre d\u2019Ath\u00e8nes dans le sud et assister \u00e0 une premi\u00e8re exp\u00e9rience du Th\u00e9\u00e2tre de Wilson. <\/p>\n<h2>L\u2019\u00e9crin<\/h2>\n<p>Le Th\u00e9\u00e2tre d\u2019\u00c9pidaure a \u00e9t\u00e9 construit au IVe si\u00e8cle avant J.C au sein du sanctuaire d\u2019Ascl\u00e9pios, un centre m\u00e9dical grec. Le th\u00e9\u00e2tre est r\u00e9put\u00e9 pour son acoustique qui pousse tout les touristes qui visitent le lieu \u00e0 se placer au centre de la sc\u00e8ne et \u00e0 l\u2019extr\u00eame gradin tout en hauteur pour v\u00e9rifier si comme on le dit : m\u00eame un murmure s\u2019entend aux derniers rangs. Pour arriver au th\u00e9\u00e2tre, il faut traverser le parc aux grands pins, monter de haute marche de pierre. Penser que d\u00e9cid\u00e9ment beaucoup de spectateurs ont d\u00fb faire ce trajet avant nous. Que ce th\u00e9\u00e2tre a d\u00fb en voir des spectacles et que ce doit \u00eatre le plus dur des critiques pr\u00e9sents ce soir-l\u00e0. Enfin s\u2019assoir sur ces bancs de pierre, constater que le cadre est sublime mais que c\u2019est tout de m\u00eame relativement inconfortable. <\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 cette m\u00eame p\u00e9riode, en 425 av. J.-C, que Sophocle aurait \u00e9crit la trag\u00e9die d\u2019Oedipe-Roi. Elle d\u00e9bute alors qu\u2019Oedipe a vaincu le Sphinx, tu\u00e9 son p\u00e8re, est devenu roi de Th\u00e8bes, a couch\u00e9 avec sa m\u00e8re, Jocaste, et lui \u00e0 donn\u00e9 quatre enfants. La trag\u00e9die d\u00e9roule la prise de conscience d\u2019Oedipe, l\u2019oracle qui avait pr\u00e9vu avant sa naissance qu&#8217;il tuerait son p\u00e8re et \u00e9pouserait sa m\u00e8re avait vu juste, \u00e9videmment il ne pouvait \u00e9chapper \u00e0 son destin. Jocaste se suicide, Oedipe se cr\u00e8ve les yeux. Aujourd\u2019hui Oedipe \u00e0 d\u00e9pass\u00e9 son seul statut de h\u00e9ros tragique grec, Freud en a th\u00e9oris\u00e9 un complexe, c\u2019est devenu une figure populaire. <\/p>\n<p>Par contre c\u2019est au Texas en 1941 qu\u2019est n\u00e9 Robert Wilson. \u00c0 vouloir \u00e9changer dans une voiture avec une jeune \u00e9tudiante en th\u00e9\u00e2tre grecque il faudra constater que Bob Wilson est bien le seul metteur en sc\u00e8ne connu des deux parties. Peut \u00eatre l\u2019un des seuls \u00e0 la carri\u00e8re vraiment internationale : des spectacles comme Einstein on the Beach en 1976, La Fl\u00fbte enchant\u00e9e en 1991, Madame Butterfly en 1993 ont fait le tour du monde. Wilson travaille un th\u00e9\u00e2tre visuel aux teintes sombres et lisses, ses sc\u00e9nographies tr\u00e8s identifiables, souvent impressionnantes, sont sa marque de fabrique. <\/p>\n<p>Wilson a cr\u00e9\u00e9 ce spectacle dans le cadre d\u2019un partenariat entre l\u2019Italie et la Gr\u00e8ce, dans le th\u00e9\u00e2tre antique de Pomp\u00e9i, l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. C\u2019est la proposition d\u2019une confrontation entre l\u2019esth\u00e9tisme tr\u00e8s singulier de Wilson et l\u2019imposante pr\u00e9sence de ces lieux ouverts et charg\u00e9s d\u2019histoire. <\/p>\n<h2>Le souvenir<\/h2>\n<p>Le th\u00e9\u00e2tre est en \u00ab C \u00bb, allong\u00e9 sur sur une colline, il se remplit de spectateurs qui s\u2019entassent, se serent, sans accoudoirs ni dossier, tous sont tr\u00e8s proche. En fond de sc\u00e8ne, deux grand panneaux d\u00e9coupent la limite du th\u00e9\u00e2tre, ils servent de support aux projections des couleurs d\u00e9grad\u00e9es infinies de Wilson. Entre ces deux panneaux une lumi\u00e8re ronde comme un oeil dans la nuit. Un ponton relie cet oeil \u00e0 une sc\u00e8ne rectangulaire sur\u00e9lev\u00e9e. Dans l\u2019espace entre les panneaux et la sc\u00e8ne rectangulaire des pierres antiques, les vraies ruines du th\u00e9\u00e2tre, sont aussi mises en sc\u00e8ne par des \u00e9clairages Wilsonnien. La sc\u00e8ne rectangulaire est d\u00e9limit\u00e9e par deux n\u00e9ons qui accentuent une sensation de couloirs. Devant cette sc\u00e8ne rectangulaire, \u00e0 m\u00eame le sol de l\u2019orchestre, l\u2019arrondie est recouverte d\u2019un voile noir. <\/p>\n<p>Comment faire entrer ses spectateurs dans l\u2019espace de la repr\u00e9sentation ? Claude Regy proposait une lente descente en silence dans des salles sans \u00e9clairage, une longue attente, un d\u00e9pouillement par couche. Bob Wilson, tout de suite apr\u00e8s l\u2019annonce nous priant de ne pas prendre de photo, envoie une bande sonore cacophonique de saxophones satur\u00e9e. Le son est tr\u00e8s fort, trop fort, \u00e0 peine supportable, mais dure encore, d\u00e9passe les stades de la surprise, de la g\u00eane, du commentaire, se termine par une longue note de plusieurs secondes suraigu\u00ebs. Quand le signal sonore s\u2019arr\u00eate enfin chacun retient souffle, suspendue, le spectacle peut commencer.<\/p>\n<p>Pour le premier tableau, une actrice \u039b\u03c5\u03b4\u03af\u03b1 \u039a\u03bf\u03bd\u03b9\u03cc\u03c1\u03b4\u03bf\u03c5, s\u2019avance seule dans l\u2019espace de l\u2019orchestre drap\u00e9e d\u2019une grande robe noire. \u039b\u03c5\u03b4\u03af\u03b1 \u039a\u03bf\u03bd\u03b9\u03cc\u03c1\u03b4\u03bf\u03c5 \u2013 ancienne ministre de la Culture et fid\u00e8le collaboratrice de Wilson \u2013 offre une performance toute en nuance de voix. Elle conte, d\u00e9clame, monte, chante, puis invoque dans des tremblants graves. Durant toutes les premi\u00e8res minutes suspendues du spectacle, elle assume \u00e0 sa seule voix le paysage sonore sans les effets qui prendront le relais par la suite. Derri\u00e8re elle, le couloir en trois dimensions joue \u00e0 n\u2019en avoir plus que deux. Les acteurs de profil ou de face prennent des poses stylis\u00e9es et ce soir en Gr\u00e8ce ce ne sont plus les ombres caract\u00e9ristiques de Wilson qui se d\u00e9placent lentement sur sc\u00e8ne mais bien une frise, peut \u00eatre celle du Parth\u00e9non, revisit\u00e9e et qui prend vie. Quand on visite aujourd\u2019hui ce temple antique, \u00e0 Ath\u00e8nes, il ne reste quasi rien de la splendeur qui d\u00fb \u00eatre la sienne, la sculpture de marbre et d\u2019or d\u2019Athena \u00e0 \u00e9t\u00e9 pilier, le temple d\u00e9truit, et la frise \u00e9parpill\u00e9e aux quatre coins de L\u2019Europe fa\u00e7on puzzle. En 1801, la Gr\u00e8ce est occup\u00e9e par les ottomans et la frise mythique du Parth\u00e9non est arrach\u00e9e au pied de biche et repartie dans plusieurs mus\u00e9es, la moiti\u00e9 au British Museum, \u00e0 Londres. Mais avant cela elle \u00e9tait bien l\u00e0 racontant les mythes et l\u00e9gendes avec des images en mouvement, magnifiquement sculpt\u00e9e , les sabots des chevaux en suspensions, flottant comme flotte la frise vivante de Wilson qui d\u00e9file devant nos yeux. <\/p>\n<p>Pour un second tableau, on am\u00e8ne des plaques de m\u00e9tal que l\u2019on pose au sol de la sc\u00e8ne rectangulaire. Cinq plaques et cinq hommes, celui du centre prend en charge la parole ponctuer de frappe du pied sur la plaque de m\u00e9tal. Le son de gong captur\u00e9 par un micro invisible fait r\u00e9sonner encore et encore les vibrations dans tout le th\u00e9\u00e2tre. Bient\u00f4t les quatre autres hommes rajoutent le bruit fracassant de leur propre pied contre le m\u00e9tal. <\/p>\n<p>\u00c0 un autre moment les nappes de saxophone qui se faisaient entendre depuis le d\u00e9but du spectacle prennent un corps en costume blanc qui vient jouer seul dans l\u2019orchestre une m\u00e9lodie ent\u00eatante pleine de r\u00e9verb qui se r\u00e9pond \u00e0 elle m\u00eame. <\/p>\n<p>Tout ne pourra pas \u00eatre racont\u00e9 ici, tout ne sera pas forcement aussi fort que ses d\u00e9buts, il y aura un choeur de pompon boy avec des branchages, une transition jazz violac\u00e9e, un roi et une reine en costume sur la m\u00eame phrase r\u00e9p\u00e9t\u00e9e plusieurs fois dans toutes les langues du spectacle, des chaises plac\u00e9es puis jet\u00e9es par terre, le noir, les criquets, les applaudissements. <\/p>\n<h2>L\u2019exp\u00e9rience<\/h2>\n<p>Quiconque s\u2019est renseign\u00e9 sur Bob Wilson connait ses teintes de couleur d\u00e9grad\u00e9es, ses costumes en carton p\u00e2te sorti de contes fantastiques, son travail sur les ombres, les masques, la lenteur. Tout est pr\u00e9sent et c\u2019est beau. Aussi beau en vrai que \u00e7a l\u2019\u00e9tait sur Google Image, c\u2019est presque un probl\u00e8me. Quel est l\u2019int\u00e9r\u00eat du th\u00e9\u00e2tre s\u2019il peut \u00eatre vu \u00e0 travers un \u00e9cran ? Mais Wilson prend \u00e0 revers tous ceux qui pensaient voir une succession de tableau esth\u00e9tique et propose une exp\u00e9rience immersive totale. <\/p>\n<p>Le Th\u00e9\u00e2tre d\u2019\u00c9pidaure est le sujet du spectacle, c\u2019est lui que Wilson met en sc\u00e8ne. Les arbres qui d\u00e9passent des panneaux sont accentu\u00e9s par des projecteurs vert fluo pour s\u2019accorder aux teintes de son univers. Les espaces \u00ab en ruine \u00bb du th\u00e9\u00e2tre sont assum\u00e9s et m\u00eame accentu\u00e9s par d\u2019imposantes pierres color\u00e9es au projecteur comme le d\u00e9cor de la sc\u00e8ne. Mais surtout Wilson travaille l\u2019acoustique du lieu avec une virtuosit\u00e9 vertigineuse. On entend des sons tr\u00e8s forts et proches \u00e0 droite, avec de la r\u00e9verb\u00e9ration en face \u00e0 gauche, puis des sons m\u00e9tallique du haut du th\u00e9\u00e2tre et des cris, des choeurs de saxophone comme au loin sur une montagne voisine, et dans le silence et le noir on entend les criquets. L\u2019exp\u00e9rience sonore immersive que propose Wilson est d\u2019autant plus bluffante apr\u00e8s avoir constat\u00e9 \u00e0 la repr\u00e9sentation de Norma dirig\u00e9e par La Fura dels Baus au th\u00e9\u00e2tre antique d\u2019Ath\u00e8nes deux semaines auparavant de la difficult\u00e9 d\u2019occuper l\u2019espace sonore de ses lieux. Il n\u2019est pas question d\u2019\u00e9coute \u2013 on entend tout \u2013 mais d\u2019immersivit\u00e9, le th\u00e9\u00e2tre est ouvert et le son ne stagne pas, il monte pour atteindre les oreilles de tous les spectateurs. Et aussi forte que puisse avoir \u00e9t\u00e9 la performance des cantatrices le son venait d\u2019une source et se dissipait aussit\u00f4t sans laisser le temps de r\u00e9ellement se baigner dedans. Wilson propose un jacuzzi tout option. L\u2019\u00e9coute est attir\u00e9e par un son, tend vers celui-ci, s\u2019\u00e9loigne mais d\u2019un seul coup est rattrap\u00e9e attir\u00e9e dans une direction inverse. Ce rod\u00e9o, ce corps \u00e0 corps immat\u00e9riel se fait sans aucune conscience, le cerveaux est liqu\u00e9fi\u00e9, ne pense plus, le regard trop occup\u00e9 par les tableaux aux teintes hypnotisante. Tout se joue dans le monde immat\u00e9riel sonore. D\u00e9j\u00e0 l\u2019assourdissante introduction nous y avait pr\u00e9par\u00e9. <\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de temps, la technologie des projecteurs, des micros, des sons \u00e9lectroniques de Wilson se m\u00ealent aux antiques pierres, \u00e0 l\u2019antique trag\u00e9die. Il n\u2019y a pas de lieux et l\u2019on parle aussi bien grec qu\u2019anglais, allemand, italien, fran\u00e7ais. Rien n\u2019est compris de ce qui est dit mais les langues et les sonorit\u00e9s chantent, s\u2019entrem\u00ealent et on ne sait plus \u00e0 un certain moment si on parle finalement ce multilangage ou si c\u2019est juste qu\u2019un passage \u00e9tait en fran\u00e7ais. Certaines phrases, certaines suites de son, sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, dispers\u00e9es dans le spectacle, cr\u00e9ant une impression de d\u00e9j\u00e0 vu, de boucle temporelle. On est perdu, \u00e0 la fois en suspension et en mouvement. <\/p>\n<p>C\u2019est quand il rappelle que c\u2019est une repr\u00e9sentation de \u00ab th\u00e9\u00e2tre contemporain \u00bb (avec les chaises pliables par exemple), ou qu\u2019il force sur les clich\u00e9s des repr\u00e9sentations fantastiques (les rires mal\u00e9fiques \u00ab mouahahahah \u00bb qui reviennent souvent, certains costumes) que Wilson est peut \u00eatre le moins int\u00e9ressant puisqu\u2019il ram\u00e8ne le spectateur \u00e0 lui-m\u00eame, \u00e0 ce qu\u2019il connait de son monde. Quand il invente une nouvelle mani\u00e8re de raconter son mythe universel, il s\u2019adresse \u00e0 tous avec finesse, il n\u2019y a plus rien \u00e0 penser, il faut juste se laisser porter, se d\u00e9composer dans l&#8217;atmosph\u00e8re du monde. <\/p>\n<p>\u00ab G. W. F. Hegel a \u00e9crit : la voix a pour caract\u00e9ristique de se perdre en s&#8217;ext\u00e9riorisant. Une fois \u00e9mis, le son dispara\u00eet, d\u00e9vor\u00e9 par l&#8217;air. C&#8217;est pourquoi les Romains de l&#8217;Antiquit\u00e9 laissaient dans les fun\u00e9railles les femmes pousser des cris plaintifs, d\u00e9pourvus de toute signification, afin que la douleur en elles dev\u00eent quelque chose d&#8217;\u00e9tranger \u00e0 elles. Dans l&#8217;\u00e9vocation vocalis\u00e9e, r\u00e9p\u00e9t\u00e9e sans finir, elles extraient leur douleur et en font quelque chose d&#8217;objectif, quelque chose qui vient faire face au sujet resserr\u00e9 sur soi ou pli\u00e9 sur sa souffrance. L&#8217;objectivation propre \u00e0 la musique chorale consiste dans une voix insens\u00e9e jet\u00e9e hors du corps. Celui qui a subi la perte rejoint le perdu au sein de son g\u00e9missement ; il quitte son corps et se d\u00e9compose dans l&#8217;atmosph\u00e8re du monde. \u00bb<sup id=\"fnref1:1\"><a href=\"#fn:1\" class=\"footnote-ref\">1<\/a><\/sup> <\/p>\n<p>A peine sorti du th\u00e9\u00e2tre d\u00e9j\u00e0 la musique m\u2019avait quitt\u00e9, d\u00e9j\u00e0 il m\u2019\u00e9tait impossible de me souvenir vraiment ce qui m\u2019avait ber\u00e7\u00e9 une heure vingt durant. Le son avait disparu, il ne m\u2019en restait que des sensations. Alors les \u00e9crire vite, les fixer sur le papier pour que ce spectacle encore r\u00e9sonne.<\/p>\n<div class=\"footnotes\">\n<hr \/>\n<ol>\n<li id=\"fn:1\">\n<p>Quignard, Sordidissimes, Grasset, 2005 &#160;<a href=\"#fnref1:1\" rev=\"footnote\" class=\"footnote-backref\">&#8617;<\/a><\/p>\n<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-1024x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-185\" srcset=\"https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-1024x1024.jpeg 1024w, https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-300x300.jpeg 300w, https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-150x150.jpeg 150w, https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-768x768.jpeg 768w, https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-1536x1536.jpeg 1536w, https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-1240x1240.jpeg 1240w, https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277-508x508.jpeg 508w, https:\/\/mateo.mavromatis.org\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/IMG_2277.jpeg 1909w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce samedi 22 juin 2019, les com\u00e9diens de Robert Wilson donnaient l\u2019une des deux repr\u00e9sentations de leur Oedipe, bas\u00e9e sur la trag\u00e9die de Sophocles, au Th\u00e9\u00e2tre Antique D\u2019\u00c9pidaure. 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